Alors, les petits futés à cartable, cette rentrée, pas trop tuante ? Tous les chahuteurs du fond de la classe ont bien recommencé à semer la zizanie ? Et tous les rouscailleurs des beaux quartiers, tous ces petits glandeurs qui restent persuadés que la vie devrait se résumer à d’interminables vacances aux frais de la princesse du bois pionçant, ils ont repris leur place près des fenêtres ? Et tous ces gros gâtés, pourris jusqu’à l’os, qui gueulent aux petits poix comme quoi faudrait mieux protéger l’enfance maltraitée par ce système scolaire inadapté et beaucoup trop astreignant, ils sont revenus sur leurs barricades en plastique ?

   Tous ces feignasses qui exigent sans relâche l’intervention musclée de l’Unesco pour faire supprimer les heures d’étude, les colles du samedi, les punes débiles, la pléthore extravagante de matières, les programmes surchargés à outrance, les cadences horaires exténuantes, les interros surprises, les devoirs à rallonges, la cantine sans Maque-dos (et en plus, ils ont sucré les distributeurs de coque), les notes injustes, les perpétuelles brimades des profs, la sévérité des pions, les sempiternels coups d’épingle dans leurs rêves bleus de jeunes snobinards. Tous ceux-là et les autres, ils ont, malgré toutes leurs jérémiades, retrouver le chemin de leur pupitre ? Parce que, je sais pas si t’as vu ou lu, Lulu, mais y en a qu’ont eu beaucoup moins de bol ! Dans le Caucase, en Ossétie du nord pour être précis. Un bled jusqu’alors archi-inconnu, hein ?

   Le premier jour d’école ! La plus horrible des tragédies ! Plusieurs centaines de pauvres gosses innocents qui payent, vachement chéro, les pots cassés par les grands sur la tronche d’autres tarés fanatiques ! Tous ces mômes débordants d’énergie mal contenue qui défilaient en cortèges colorés, classe par classe, euphoriques à l’idée de retrouver les copains et les copines, piaffants d’impatience d’apprendre de nouvelles choses, pleins de cette soif du savoir inassouvie, tout heureux de pouvoir participer à cette grande fête de l’apprentissage à la connaissance et tellement fiers d’arborer leurs plus beaux atours pour ce grand événement. Et tu voudrais que je te fasse marrer avec une atrocité pareille ? Tiens, fume ! C’est aussi de la caque !…J’aurais plutôt tendance à accrocher les wagons ! Qu’est-ce tu veux que je te dégoise de poilant sur un tel sacrilège ? Une telle infamie ! une telle abjection ! Une telle lâcheté ! Un tel crime contre l’humanité!…

San-Antonio est mon père spirituel      

 

Le pétarski

   

   C’est la guerre ! La plus sale des guerres ! Une guerre où chaque cadavre représente une bataille de gagnée ! Où chaque blessure physique ou morale prend la forme d’un haut fait de con bas et mérite la médaille du courage ! Les méchants barbares contre notre civilisation décadente ! Les Huns contre les gros Zéros ! Les vilains barbus contre les mal poilés ! Les poilus cradoches contre les imberbes mal propres ! Les antéchrists à la férocité aveugle du fondamentalisme contre les Enfoutistes débonnaires du Christianisme ! Tu juges le topo, ouais ? Alors suis-moi ! On va voir ce qu’on pourrait branler pour avaler une couleuvre de ce gabarit. Sinon, à quoi ça servirait que Ducon y se décarcasse ?

Le bouquin de Hachisch Parmanier est disponible
sous www.edcarte.ch

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San-Antonio est mon père spirituel      

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les histoires

Livre 1
- prologue
- chapitre 1
- chapitre 2
- chapitre 3
- chapitre 4
- chapitre 5
- chapitre 6
- chapitre 7
- chapitre 8
- chapitre 9
- chapitre 10

Livre 2
- chapitre 1
- chapitre 2
- chapitre 3
- chapitre 4
- chapitre 5
- chapitre 6
- chapitre 7
- chapitre 8
- chapitre 9
- chapitre 10
- chapitre 11

Livre 3
- chapitre 1
- chapitre 2
- chapitre 3
- chapitre 4
- chapitre 5
- chapitre 6
- chapitre 7
- chapitre 8
- chapitre 9
- chapitre 10

- chapitre 11
- chapitre 12
- chapitre 13

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