<< T’as des joyeuses comme un éléphant par temps d’orage, mec ! >>

      Si je viens vous dire deux ou trois conneries sur le filet électronique (j’aime pas l’anglais), c’est à cause de mes copains ; ça fait déjà un bout de temps qu’ils me piétinent le sac à l’apéro, comme quoi je les fait marrer avec n’importe quoi. Alors que, par les temps qui courent, les occasions de rigoler un petit peu se font de plus en plus rares. D’après eux, tout foire à qui mieux- mieux, de par le monde. Bon, chez nous c’est bien clair, on en a pris l’habitude ! Mais si t’oses ouvrir un journal, mon vieux, tu bédoles dans ton froc pendant une semaine ! Une horreur ! Ha, faut vraiment avoir les nerfs solides et les couilles bien accrochées, hein ? Entre la bourse qui fait concurrence à Cousteau, seulement eux, y sucrent les bouteilles d’oxygène, d’ailleurs t’as qu’à voir, chaque fois que je regarde les cours, ça me coupe le souffle ! Et le climat qui déconne à pleins chapeaux, ou comme vache qui pisse ! Un petit orage et hop ! Le déluge ! Les bains de boue sont gratuits ! Avant, les nuages, y passaient, maintenant, y font du stationnaire au-dessus des bleds et y balancent, en un rien de temps, autant de flotte que pendant toute l’année ! Alors bien sûr, ça fait des dégâts !

      A part ça, y a nos politiciens qui nous prennent définitivement pour des cons et bien sûr, tous les guignols de parade qui n’arrêtent pas de se foutre sur la gueule, à tous les coins de la planète ! Y aurait vraiment de quoi chialer, hein ? Déjà que la plupart de nos grands comiques se sont barrés sans laisser d’adresse, y nous reste plus qu’à picoler avec les potes. La preuve, c’est toujours nous qui tenons le record du monde de consommation d’antidépresseurs ! Même les ricains y sont jaloux ! Pourtant, là-bas, y les achètent au kilo, dans les supermarchés. C’est pour dire !

      Et puis, y a ceux qui pètent les plombs ! Remarquez, à la longue, on peut les comprendre, si y se mettent à tirer dans le tas ! Et, pour finir, y se chouttent une praline dans le plafond, quand y reste de la mun, tu penses bien, sinon, y se foutent par la fenêtre !

     Alors, l’autre jour, on était tous chez Dédé, qu’on avait déjà pas mal gratté vu qu’il adore ça, ce noeud ! Bon, on était là, devant nos Ricards (emplacement publicitaire encore libre), à déprimer à pleins tubes et comme d’habitude, j’essayais de leur remonter un peu le moral en charriant comme un con, sur l’actualité du jour, qui n’était pas triste d’ailleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

San-Antonio est mon père spirituel

 

Prologue

      - Ho, Dédé, remets nous ça, mec, c’est ma tournée ! Alors les gars, ça n’a pas l’air d’aller fort aujourd’hui, hein ?

      - Tu parles ! En ce moment, y a que des emmerdes !

      - Vous avez vu ce mec là, je sais plus d’où y sort, mais y va payer un saladier pour aller dans l’espace !

      - Tiens, ça me fait une belle quiquette, ça ! Y nous manquerait que ça, hein ?

      - Pourquoi pas, ça vous changerait les idées !

      - Dis, t’imagines ce taré qui s’envoie au ciel avec une bombe géante sous le cul ? C’est plutôt original comme
suicide, non ?

      - Il est au moins sûr de se rater, ce con ! Je le vois bien se réveiller, là-haut, tout seul, pour se rendre compte qu’y
s’est loupé comme un manche et qu’il est dans la merde jusqu’au cou !

      Qu’est-ce qu’on a pu se bidonner à cette idée ! On a bien failli crever de rire ! Et c’est là que tout a commencé ! C’est Néné qui a eu ce trait de génie ! On l’appelle la boîte à idées, parce que, justement, il a pas inventé l’eau chaude, ni la poudre d’escampette, d’ailleurs ! Y m’a fait comme ça :

      - Tu devrais la raconter sur le net !

      - Tu sais bien qu’en informatique, je nage la brasse coulée ! Ma caisse, elle marche qu’avec des grands coups de
pompes !

      - Demandes à Jeannot, y te trouvera sûrement une combine !

      - Rapide comme il est, c’est pas pour demain et puis t’as vu, l’actualité, ça change tous les jours !

      - Bof, y aura toujours une guerre quelque part dans le monde ! Y suffit de voir le côté marrant des choses, même
des catastrophes !

     - Ouais ! C’est vite dit ça, hein ? Tu peux pas vraiment déconner avec un tas de cadavres !

     - Bof ! ça dépend ! Les parodies de Rambo aussi, elles sont marrantes !

      - Bref, y faudrait avoir des roustons comme un éléphant par temps d’orage pour oser ça, hein ?

      - Déconnes pas, mec ! T’es au chômedu depuis lurette, non ? Tu risques pas grand chose d’essayer !

 

 

 

 

San-Antonio est mon père spirituel

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les histoires

Livre 1
- prologue
- chapitre 1
- chapitre 2
- chapitre 3
- chapitre 4
- chapitre 5
- chapitre 6
- chapitre 7
- chapitre 8
- chapitre 9
- chapitre 10

Livre 2
- chapitre 1
- chapitre 2
- chapitre 3
- chapitre 4
- chapitre 5
- chapitre 6
- chapitre 7
- chapitre 8
- chapitre 9
- chapitre 10
- chapitre 11

Livre 3
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- chapitre 2
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- chapitre 4
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- chapitre 7
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